(Un poisson dans l'aquarium du dessus = 5 kg de perdus!)

dimanche 11 novembre 2012

Oh God.


Plus qu'un jour et je rentre à l'hôpital... Je commence à vraiment flipper. Je prends vraiment conscience de tout ce à quoi je dis au revoir, et tout ce qui m'attend... Tout devient concret. Est-ce que j'ai vraiment fait le bon choix? Est-ce que je ne vais pas le regretter? Au delà des contraintes alimentaires, il y a tous ces risques de complications post-op, il y a ces vitamines à prendre à vie... Et le jour où je déciderai d'avoir un enfant, est-ce qu'il n'y aura vraiment pas de soucis pendant la grossesse? Est-ce que je pourrais vraiment avoir un enfant sans problème? On m'a assuré que oui mais je ne sais pas pourquoi, cette question tourne beaucoup dans ma tête ces derniers temps... Et l'anesthésie, va-t-elle se dérouler sans soucis? Mine de rien... Il y a un risque (minime, mais quand même) d'y passer, aussi bien pendant qu'après.

Et aussi, je me sens vraiment... seule. Complètement seule. C'est vrai, tout le monde m'encourage, tout le monde me soutient, mais au final... C'est bien moi et moi seule qui vais me faire découper l'estomac et court-circuiter l'intestin. Et ça je pense que personne ne peut vraiment le concevoir sans le faire. Je vais consciemment, volontairement foutre un énorme bordel dans mon corps. De mon propre gré. Je vais m'auto-mutiler, en fait. C'est bizarre, quand même. Et puis je dois déjà essuyer des remarques... Bon y a des super-sceptiques qui pensent que de toute façon cette opération est une mauvaise idée point barre, mais y en a pas beaucoup, quand même, donc je vais pas épiloguer là-dessus. Par contre parmi ceux qui me soutiennent dans ma démarche... Entre ceux qui me disent déjà "bon mais j'espère que tu vas t'y tenir hein, cette fois..." et puis ceux qui me disent "oh mais t'en fais pas, bientôt tu pourras quand même remanger/reboire tous ces trucs qui te sont interdits, c'est juste au début!" alors que le but est justement de changer mon alimentation pour de bon, je sais pas trop ce qui est pire. Je sais pas trop comment je vais tenir psychologiquement après, va vraiment falloir que je trouve un bon psy, vraisemblablement à Londres, parce que si je suis toute seule avec mes pensées je pense que ça va être une grosse galère.

J'ai tellement peur de me vautrer. De contourner le ByPass d'une manière ou d'une autre, de reprendre du poids quand même, de foutre la merde dans mon corps en faisant n'importe quoi... Parce que si ça foire, ce sera la fin. C'est mon dernier plan. Après ça je serai juste vouée à me laisser crever dans un coin, au pire (heyyy joyeuses pensées de la nuit!).




And I have to keep in mind that hopefully... THIS will soon be over:









And maybe I'll even go back to that...    













Je vais devoir être forte putain. Tellement forte. 

Et pour le reste de ma vie... 

1 commentaire:

Unknown a dit…

Si tu savais comme je t'aime et comme je suis fière de toi ma douce ...
Je suis là. Je ne dis pas forcément tout ce qu'il faudrait, mais je suis là. Toujours.
Demain il y a le soleil !